Le financement des installations au cœur du débat à la CTCFrançois Tatti, Président du SYVADEC, a interpellé la Collectivité territoriale de Corse (CTC) mercredi 3 mai dernier, au sujet du financement relatif au traitement des déchets.Le débat en image
Retrouvez ci-dessus en vidéo la question orale déposée par François Tatti, Président du SYVADEC, à la Collectivité territoriale de Corse (CTC) et la réponse formulée de Maria Guidicelli, conseillère exécutive de Corse.
Les interrogations de François Tatti
Lors de la dernière assemblée de Corse qui s’est déroulée le 3 mai dernier, François Tatti, Président du SYVADEC, est revenu sur la question cruciale du financement des installations relatives au traitement et à la gestion des déchets.
La question de François Tatti est claire et concise : « Comment notre collectivité compte agir pour assurer le financement des infrastructures de gestion des déchets dont notre région a besoin ?» En effet, les crédits disponibles au titre des différents contrats PEI, CPER, FEDER pour la gestion des déchets seraient de l’ordre de 21,6 M€ quand les seuls besoins du SYVADEC requiert déjà la somme de 80 M€ sur les cinq prochaines années à venir. Une situation qui laisse perplexe François Tatti. La réponse de Maria Guidicelli
En réponse, Maria Guidicelli, conseillère exécutive de Corse, indique qu’elle a alerté le Préfet par un courrier en date du 15 décembre 2010 où il faisait état d’une situation préoccupante au vue de l’analyse des trois fonds de concours :
- le CPER (contrat du plan état-région), - le P.O FEDER (programme opérationnel de fonds européen de développement régional), - le PEI (plan exceptionnel d’investissement), pour financer les projets existants et à venir. Seul le PEI dont les fonds ont été jusqu’ici peu mobilisé, pourrait répondre aux besoins. Seulement voilà, l’enveloppe initiale de 49 €M a été ramenée à 25 M€. Des crédits revus à la baisse qui font aujourd’hui cruellement défaut. Maria Guidicelli préconise, dans un premier temps, d’identifier les projets qui pourront être réalisés et payés avant la clôture de ces différents programmes de financement, en faisant le distinguo entre : les projets relevant d’une réalisation rapide et ceux qui pourrait faire l’objet d’une programmation sur la période 2014-2020. Et dans un second temps, d’interpeller de nouveau l’Etat sur une contribution du PEI conforme aux annonces faites par le Président de la République en février 2010, faute de quoi, le désengagement de l’Etat frapperait durement le secteur des déchets.
Retrouvez ci-dessous la question orale déposée par François Tatti et la réponse de Maria Guidicelli.
Vendredi 13 Mai 2011
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